Chasse de la bécasse : techniques, destinations et conseils
Scolopax Rusticola
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Parmi tous les oiseaux migrateurs d’Europe, la bécasse des bois (Scolopax rusticola) occupe une place à part. Discrète, mystérieuse, presque invisible dans les sous-bois qu’elle fréquente, elle fascine depuis des siècles naturalistes, chasseurs, écrivains et gastronomes. Peu d’espèces sauvages ont suscité autant de passion et nourri autant de récits. On la surnomme volontiers « la mordorée », en référence aux nuances brunes et rousses de son plumage qui lui permettent de se fondre parfaitement dans les feuilles mortes des forêts automnales.
La bécasse des bois : un oiseau mythique
La bécasse incarne à elle seule plusieurs dimensions du monde sauvage européen : la migration, la forêt, le mystère des oiseaux nocturnes, la chasse traditionnelle au chien d’arrêt. Et même une certaine idée de la gastronomie française. Sa discrétion légendaire et son comportement souvent imprévisible lui ont donné une réputation presque mythique. Pour beaucoup de passionnés, elle n’est pas simplement un gibier. Mais un véritable symbole culturel.
Chasse de la bécasse : techniques, destinations et conseils
La bécasse : Un limicole devenu forestier
La bécasse appartient à la grande famille des limicoles, comme les bécassines, courlis ou chevaliers. Pourtant, contrairement à la plupart de ses cousins liés aux marais et aux rivages, elle a développé une adaptation très poussée au milieu forestier.
Tout, dans son anatomie, reflète cette spécialisation. Son plumage cryptique lui offre un camouflage exceptionnel. Posée immobile dans les feuilles mortes, elle devient pratiquement indétectable.
De plus ses grands yeux noirs, placés très haut et très en arrière sur le crâne, lui procurent un champ de vision remarquable, presque panoramique.
Cette disposition lui permet de surveiller son environnement. Tout en gardant le bec dirigé vers le sol.
Son long bec souple constitue l’un des outils biologiques les plus sophistiqués du monde aviaire. L’extrémité, riche en terminaisons nerveuses, agit comme un véritable détecteur tactile. La bécasse peut percevoir les vibrations des vers de terre et des invertébrés enfouis sous plusieurs centimètres de terre humide. Sans même les voir !
De plus, son vol est également parfaitement adapté au milieu boisé. Rapide, nerveux, imprévisible, il lui permet de se faufiler entre les arbres avec une étonnante agilité. Lorsqu’elle décolle brusquement sous les pieds du promeneur ou du chasseur, elle disparaît souvent en quelques secondes dans les branches.
La bécasse mène une existence essentiellement nocturne. Le jour, elle reste immobile dans des remises forestières calmes et humides : jeunes peuplements, taillis, fougeraies, ronces ou sous-bois denses. Son immobilité est remarquable. Face au danger, elle préfère généralement compter sur son camouflage plutôt que sur la fuite.
Et une activité essentiellement nocturne
À la tombée de la nuit, elle quitte discrètement le couvert forestier pour gagner les zones de nourrissage : prairies humides, clairières, pâtures ou parcelles agricoles proches des bois. Cette alternance entre remise diurne et gagnage nocturne constitue l’un des fondements de son écologie.
Son activité dépend étroitement de l’humidité des sols. Les terrains souples et riches en matière organique concentrent les vers de terre. Qui composent l’essentiel de son alimentation. La bécasse des bois se nourrit également de larves, d’insectes, de petits mollusques et parfois de quelques matières végétales.
Cette dépendance aux sols humides explique en grande partie ses déplacements saisonniers et ses migrations.
La bécasse des bois figure parmi les grands migrateurs du continent européen. Ses principales zones de reproduction se situent dans les vastes forêts de Russie, des pays baltes, de Scandinavie et d’Europe centrale. Les immenses espaces forestiers russes constituent probablement le principal réservoir de population de l’espèce.
À l’automne, les premiers gels rendent progressivement les sols trop durs pour permettre l’accès aux invertébrés. Les oiseaux entreprennent alors leur migration vers des régions plus tempérées.
Plusieurs grands axes migratoires traversent l’Europe :
– les oiseaux russes et baltes gagnent l’Europe occidentale ;
– les populations scandinaves rejoignent les îles Britanniques et la façade atlantique ;
– d’autres flux descendent vers l’Italie, les Balkans ou la péninsule Ibérique.
La migration de la bécasse s’effectue principalement de nuit, souvent à relativement basse altitude. Les oiseaux voyagent seuls ou en petits groupes dispersés. Les mouvements migratoires peuvent être fortement influencés par les conditions météorologiques. Les grandes vagues de froid venues du nord-est de l’Europe provoquent souvent des arrivées massives sur la façade atlantique française ou dans le nord de l’Espagne.
La France occupe une position géographique privilégiée. Située au croisement des grands couloirs migratoires atlantiques et continentaux, elle constitue à la fois une zone de transit et l’un des principaux quartiers d’hivernage européens.
La France accueille chaque hiver des effectifs considérables de bécasses, particulièrement dans les régions océaniques où les sols restent souples et humides :
– Bretagne ;
– Normandie ;
– Pays de la Loire ;
– Sud-Ouest ;
– façade atlantique.
Les meilleures destinations pour la chasse de la bécasse
Mais d’autres régions européennes jouent également un rôle majeur.
La péninsule Ibérique constitue une terre d’accueil essentielle lors des hivers rigoureux. Les régions atlantiques espagnoles — Galice, Asturies, Cantabrie — concentrent alors d’importants effectifs. Le Portugal accueille également de nombreux oiseaux.
Les îles Britanniques représentent un autre grand secteur d’hivernage grâce à leur climat océanique particulièrement favorable. Le Royaume-Uni et surtout l’Irlande reçoivent des oiseaux venus de Scandinavie et de Russie occidentale.
Plus au sud, certaines bécasses hivernent en Italie, dans les Balkans ou autour du bassin méditerranéen. Quelques oiseaux poursuivent même leur migration jusqu’en Afrique du Nord, notamment au Maroc.
Le printemps marque le retour vers les zones de nidification nordiques. C’est alors qu’apparaît l’un des comportements les plus fascinants de l’espèce : la croule.
À l’aube et surtout au crépuscule, les mâles effectuent un vol lent et régulier au-dessus des clairières et des lisières forestières. Ils alternent des grognements rauques et des sifflements aigus destinés à attirer les femelles et à signaler leur présence aux autres mâles.
Cette parade nuptiale discrète, souvent observée dans les lumières déclinantes du soir, a largement contribué au caractère mythique de la bécasse.
La femelle niche au sol, dans une légère dépression dissimulée sous la végétation.
Elle pond généralement quatre œufs qu’elle couve seule pendant environ trois semaines. Le mâle ne participe pas à l’élevage des jeunes.
Les poussins sont nidifuges : quelques heures après l’éclosion, ils quittent déjà le nid et suivent leur mère à travers les sous-bois. Leur croissance est rapide et ils deviennent capables de voler après seulement quelques semaines.
Un oiseau de mystère
Pendant des siècles, les migrations de la bécasse ont intrigué les hommes. Son comportement discret et nocturne alimentait les croyances populaires. Certains pensaient autrefois que les bécasses hibernaient enfouies dans la boue pendant l’hiver ou qu’elles voyageaient accrochées au plumage d’autres oiseaux.
La difficulté à observer leurs déplacements a longtemps entretenu le mystère autour de l’espèce. Ce n’est qu’avec le développement du baguage scientifique au XXe siècle que les grandes routes migratoires ont commencé à être réellement comprises.
Aujourd’hui, les balises GPS et les études génétiques permettent de suivre très précisément certains oiseaux. Ces travaux montrent notamment une grande fidélité aux zones d’hivernage : beaucoup de bécasses reviennent chaque année dans les mêmes secteurs forestiers. Et nombreux sont les chasseurs qui ont prélevé une bécasse baguée qui avait été marquée une ou plusieurs années auparavant à quelques mètres ou centaines de mètres du lieu de capture.
C’est fascinant de se dire qu’en entre-temps l’oiseau a parcouru plusieurs milliers de kilomètres !
Une place particulière dans l’histoire cynégétique
Depuis le Moyen Âge, la bécasse occupe une place privilégiée dans les traditions de chasse européennes. Les anciens traités cynégétiques la considéraient déjà comme un gibier noble et difficile.
Avec l’apparition des grands chiens d’arrêt britanniques aux XVIIIe et XIXe siècles — setters et pointers notamment — la chasse de la bécasse devient un véritable art.
La chasse « devant soi » avec chien d’arrêt reste aujourd’hui la forme dominante. Le chasseur progresse lentement dans les bois accompagné de son chien qui recherche l’émanation de l’oiseau. Lorsque le chien marque l’arrêt, la bécasse décolle brusquement dans un vol rapide et imprévisible.
Cette chasse exige :
– endurance physique ;
– excellente connaissance des milieux forestiers ;
– grande maîtrise du tir ;
– complicité étroite avec le chien.
Les passionnés de la bécasse
Pour beaucoup de passionnés, elle représente l’une des formes les plus complètes et les plus naturelles de chasse au petit gibier. Un oiseau natif, sauvage, totalement préservé de toute interférence avec l’homme qui caractérise une quête authentique.
Ces atouts font de la bécasse le gibier privilégié pour ne pas dire exclusif de nombreux chasseurs hexagonaux. Dont beaucoup sont réunis au sein du « club des bécassiers » qui a beaucoup fait pour le respect et la préservation de l’espèce. Notamment en s’imposant des quotas qui ont finalement été généralisé pour le plus grand bien des population bécassières.
Des traditions bécassières différentes
Chaque pays européen possède ses propres traditions bécassières.
En Espagne, notamment au Pays basque et dans les montagnes cantabriques, les « becaderos » vouent une véritable passion à la bécasse. La chasse y est souvent physique et sportive dans des terrains escarpés couverts de fougères et de chênes verts.
En Royaume-Uni et en Irlande, les longues journées de « rough shooting » dans les landes et bois humides font partie des grandes traditions cynégétiques très prisées des chasseurs continentaux. Ces derniers se rendent tous les ans en grand nombre outre-manche pour partager ces moments avec les chasseurs locaux. La particularité des bois et bosquets touffus entrave l’efficacité des chiens d’arrêts. Et elle a favorisé l’utilisation de chiens leveurs comme les springers qui font voler les bécasses vers les chasseurs postés à l’extérieur du bois. Cela donne lieu à des partie de chasse originales et très excitantes.
et ailleurs
En Russie et dans certains pays d’Europe orientale, la chasse printanière à la croule a longtemps existé. Et subsiste encore localement. Même si la bécasse par sa petite taille ne jouit pas auprès des Russes du même prestige que d’autres oiseaux plus charnus des sous-bois comme le grand tétras.
Certaines pratiques anciennes ont aujourd’hui disparu ou été interdites :
– chasse à la passée ;
– captures au filet ;
– tenderies ;
– tir à la lanterne ;
– postes fixes sur les cols migratoires.
FAQ – Chasse de la bécasse
Quelle est la meilleure destination pour la chasse de la bécasse ?
Il n’existe pas une seule meilleure destination, car tout dépend du type de chasse recherché, de la densité d’oiseaux et des paysages souhaités. L’Irlande reste une référence pour ses ambiances sauvages et ses migrations atlantiques, tandis que les pays d’Europe de l’Est comme la Croatie, la Roumanie ou les États baltes séduisent par leurs vastes forêts et leur forte présence de bécasses en automne. Le Canada attire également les chasseurs en quête d’aventure nord-américaine et de territoires immenses.
(A lire également :
Quand migrent les bécasses ?
La migration des bécasses débute généralement à l’automne, entre octobre et novembre, lorsque les premiers froids arrivent en Europe du Nord et en Russie. Les mouvements migratoires dépendent fortement des conditions météorologiques : chute des températures, vents du nord-est et épisodes neigeux accélèrent souvent l’arrivée des oiseaux vers l’Europe occidentale et le bassin méditerranéen.
Quel chien choisir pour la chasse de la bécasse ?
Les chiens d’arrêt sont les compagnons privilégiés pour la chasse de la bécasse. Le Setter anglais est particulièrement apprécié pour son style, son nez et sa capacité à travailler les sous-bois difficiles. Le Pointer, l’Épagneul breton ou encore le Setter Gordon sont également très utilisés selon les terrains et les habitudes des chasseurs. Un bon chien de bécasse doit allier endurance, passion, intelligence de quête et prudence à l’arrêt.
Peut-on chasser la bécasse en Europe de l’Est ?
Oui, l’Europe de l’Est est devenue l’une des grandes destinations pour la chasse de la bécasse. Des pays comme la Croatie, la Roumanie ou encore les États baltes offrent des territoires forestiers immenses et relativement préservés. Ces régions accueillent d’importants flux migratoires automnaux, avec des densités parfois remarquables lors des bonnes années de migration.
Quelle météo favorise la migration des bécasses ?
Les meilleures migrations surviennent souvent après les premières vagues de froid en Europe du Nord. Les vents de nord-est, les gelées et les chutes de neige poussent les oiseaux à descendre vers des régions plus tempérées. À l’inverse, un automne particulièrement doux peut ralentir ou étaler les passages migratoires, rendant les arrivées plus irrégulières selon les secteurs.
Quand migrent les bécasses ?
La migration des bécasses débute généralement à l’automne, entre octobre et novembre. Lorsque les premiers froids arrivent en Europe du Nord et en Russie. Les mouvements migratoires dépendent fortement des conditions météorologiques : chute des températures, vents du nord-est et épisodes neigeux accélèrent souvent l’arrivée des oiseaux vers l’Europe occidentale et le bassin méditerranéen.
Quel chien choisir pour la chasse de la bécasse ?
Les chiens d’arrêt sont les compagnons privilégiés pour la chasse de la bécasse. Le Setter anglais est particulièrement apprécié pour son style, son nez et sa capacité à travailler les sous-bois difficiles. Le Pointer, le Braque, l’Épagneul breton ou encore le Setter Gordon sont également très utilisés selon les terrains et les habitudes des chasseurs. Un bon chien bécassier doit allier endurance, passion, intelligence de quête et prudence à l’arrêt.
Oui, l’Europe de l’Est est devenue l’une des grandes destinations pour la chasse de la bécasse. Des pays comme la Croatie, la Roumanie ou encore les États baltes offrent des territoires forestiers immenses et relativement préservés. Ces régions accueillent d’importants flux migratoires automnaux, avec des densités parfois remarquables lors des bonnes années de migration.
Quelle météo favorise la migration des bécasses ?
Les meilleures migrations surviennent souvent après les premières vagues de froid en Europe du Nord. Les vents de nord-est, les gelées et les chutes de neige poussent les oiseaux à descendre vers des régions plus tempérées. À l’inverse, un automne particulièrement doux peut ralentir ou étaler les passages migratoires, rendant les arrivées plus irrégulières selon les secteurs.
Chasse à la bécasse en Irlande
Les prélèvements et la gestion cynégétique de la bécasse
La France constitue aujourd’hui l’un des principaux pays de chasse de la bécasse en Europe. Les prélèvements annuels sont généralement estimés entre 800 000 et 1,3 million d’oiseaux selon les années et les conditions climatiques.
À l’échelle européenne, les prélèvements seraient compris entre 2 et 4 millions de bécasses par saison selon les estimations.
Cependant, la gestion de l’espèce est devenue très encadrée :
– quotas journaliers ;
– quotas hebdomadaires ;
– prélèvement maximal annuel ;
– suspension de la chasse lors des vagues de froid.
La plupart des biologistes considèrent aujourd’hui que la chasse actuelle est durable si elle demeure raisonnablement encadrée et si les habitats sont préservés.
L’avenir de la bécasse dépend probablement moins de la chasse que de l’évolution des milieux naturels.
Les principales menaces concernent :
– la disparition des zones humides ; (A lire : Chasse du gibier d’eau : pourquoi les zones humides sont entretenues par les chasseurs)
– l’homogénéisation des milieux forestiers ;
– la fermeture excessive des sous-bois ;
– les sécheresses répétées ;
– les effets du changement climatique.
En période d’hivernage, sous l’effet du réchauffement climatique et des sécheresses automnales les sols humides riches en invertébrés deviennent parfois plus rares.
Or la bécasse dépend directement de cette ressource alimentaire. Ainsi des hivernages plus au nord sont désormais observés. Notamment en Allemagne, aux Pays-Bas ou dans le sud de la Scandinavie.
Un symbole vivant des forêts européennes
La bécasse des bois occupe une place unique dans la culture européenne. Oiseau des nuits d’automne, des migrations mystérieuses et des sous-bois silencieux, elle rassemble autour d’elle naturalistes, forestiers, chasseurs, écrivains et gastronomes.
Sa discrétion, son intelligence et la difficulté de sa chasse lui confèrent une aura singulière. Plus qu’un simple gibier migrateur, elle symbolise une certaine idée de la nature sauvage : discrète, fragile, exigeante et profondément liée aux équilibres des forêts occidentales.
Pour conclure :
Dans un monde où les milieux naturels évoluent rapidement, la bécasse demeure un témoin précieux de la qualité des écosystèmes forestiers. Préserver cet oiseau, c’est aussi préserver une part du patrimoine naturel, culturel et cynégétique européen.
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