Cerf maral au Kazakhstan : la quête du géant des montagnes d’Asie
Dans les vastes montagnes du Kazakhstan, là où les forêts d’altitude alternent avec les prairies alpines, vit l’un des cervidés les plus mythiques du monde cynégétique : le cerf maral. Puissant, discret et difficile à approcher, il incarne pour de nombreux chasseurs la chasse ultime des grands cervidés.
Chasser (ou pister) le maral, c’est accepter la rudesse du terrain, l’altitude, les longues approches et l’incertitude permanente. Mais c’est aussi vivre une expérience de chasse unique, au cœur de territoires encore sauvages.
Le cerf maral, un trophée d’exception
Issu de la famille des cerfs élaphes, le maral (Cervus elaphus asiaticus) est, avec le wapiti, l’un des plus grands représentants du genre Cervus. Son gabarit impressionnant — jusqu’à 400 kg pour un mâle adulte — et la taille de ses bois en font un trophée de référence pour les chasseurs de grands cervidés.
Ses bois, souvent très ouverts, présentent peu d’empaumures mais de puissantes enfourchures orientées vers l’arrière, parfois en râtelier. Leur poids peut dépasser 15 kg, avec des spécimens exceptionnels approchant les 20 kg, offrant des trophées aussi lourds que spectaculaires.
Un animal exigeant, taillé pour la montagne
Le cerf maral vit entre 1 000 et 2 500 mètres d’altitude, évoluant entre forêts de conifères et prairies alpines. La chasse se déroule le plus souvent à l’approche, dans des reliefs escarpés où la condition physique du chasseur est mise à rude épreuve.
Extrêmement vigilant, le maral se déplace souvent à la limite du couvert forestier. Les hardes de biches restent réduites — rarement plus de 8 à 10 animaux . Et les vieux mâles savent parfaitement exploiter le vent et le terrain pour se rendre presque invisibles.

Le brame du cerf maral : moment clé de la chasse
Comme chez le cerf européen, le brame du cerf maral se déroule en septembre. Mais ici, le son est différent : plus aigu, plus tendu, presque métallique.
Cette période est la plus favorable à la chasse, car les mâles sortent davantage à découvert, défendant leur place face aux concurrents.
Pour le chasseur, c’est le moment où la patience et la lecture du terrain font toute la différence. Une erreur d’approche, un vent mal maîtrisé, et le géant disparaît dans la montagne.
Où chasser le cerf maral au Kazakhstan ?
Les plus beaux territoires de chasse au cerf maral se situent dans les monts de l’Altaï, la Dzoungarie et les versants nord des montagnes du Tien Shan. Et ces régions, peu accessibles, offrent des densités intéressantes et abritent encore de très grands mâles.
Si le maral est également présent en Mongolie et en Russie, le Kazakhstan reste aujourd’hui la destination la plus réputée pour la qualité des trophées.
Une chasse encadrée, un équilibre à préserver
Le cerf maral est encore bien représenté dans son aire de répartition. Mais la pression humaine et la réduction des habitats imposent une gestion rigoureuse. Ainsi la chasse y est strictement encadrée, avec des quotas précis et des périodes limitées par les autorités.
Même si ses principaux prédateurs naturels sont le loup et l’ours, la régulation humaine joue aussi un rôle clé dans l’équilibre des populations de montagne.
Chasser le cerf maral : plus qu’un trophée, une expérience unique
Chasser le cerf maral au Kazakhstan, ce n’est pas seulement rechercher un grand trophée. C’est vivre une aventure cynégétique totale, faite de silence, d’efforts physiques et de respect pour un animal hors norme. Tout simplement, une chasse, à cheval, à travers un décors à couper le souffle.
Pour conclure, une chasse exigeante, réservée aux passionnés… et gravée à jamais dans la mémoire de ceux qui ont eu la chance de croiser le regard du géant des montagnes d’Asie.