Le carnet de voyage de chasse : aventure kazakhe

Voyage de chasse au Kazakhstan
Voyage de chasse au Kazakhstan

Le carnet de voyage de chasse : aventure kazakhe par Anthony Ayrault

La sauvagerie des décors, le caractère parfois aléatoire du déduit et la splendeur du gibier convoité donnent à cette quête une intensité remarquable. Anthony Ayrault, qui nous raconte son voyage de chasse, a été particulièrement sensible.

Anthony Ayrault revient tout juste d’un séjour au Kazakhstan où il a réalisé un rêve : chasser le cerf maral puis le chevreuil de Sibérie. Il nous raconte son périple, à la poursuite du graal des chasseurs épris d’approches en montagne et de grands espaces, qui aiment randonner aux dernières frontières de l’aventure.

Le brame de septembre, un voyage de chasse 100% passion

Chasseur franc-comtois, Anthony Ayrault est un passionné de chasse à l’approche du cerf.

Et, depuis long temps déjà, il rêvait de se rendre au Kazakhstan pour pratiquer le déduit dans un environnement montagnard différent, à la poursuite de ce bel animal qui nourrit tous les fantasmes. L’aventure s’est déroulée du 5 au 18 septembre 2024 dans des vallées d’altitude du sud-est du pays, accessibles depuis Almaty. Plus précisé ment sur des territoires amodiés par l’agence DHD-Laïka, et situés entre les montagnes de l’Altaï et celles du Tian Shan.

Anthony et un autre client avec qui il a rapidement sympathisé ont donc rejoint la destination à partir de Lyon, via Istanbul puis Almaty. Après un rapide dédouanement des armes, nos deux amis ont effectué un premier transfert en véhicule jusqu’à un petit village de montagne où ils sont restés bloqués toute la journée du lendemain en raison du mauvais
temps. Puis ils ont enfourché leurs montures, pour remonter à cheval durant quelques heures une haute vallée où ils ont installé leurs tentes, avant de rayonner autour, chacun de leur côté.

En action de chasse

Anthony insiste sur la magie de cette quête. Qu’il compare aux expéditions menées dans les Rocheuses à la poursuite des wapitis. Lors du brame qui débute la première décade de septembre, le maral, qui demeure dissimulé la journée sous les boisements de conifères attenants aux prairies alpines. Il ne s’active que tôt le matin et au crépuscule. Il faut donc opérer dès 4 h, nous dit Anthony. Notez que le camp théoriquement volant est resté fixe, les animaux étant bien présents sur la zone. Durant tout leur séjour, nos deux amis ont disposé chacun d’un guide et d’un assistant guide. Le compagnon d’aventure d’Anthony a eu la chance de prélever son maral dès sa première sortie en fin de journée !

Quant à Anthony, il a tué le sien le troisième jour, « qui n’était pas un monstre, précise-t-il. En fait nous l’avons confondu dans la pénombre avec un très grand mâle observé la veille, exactement au même endroit ».
Pendant ces trois journées, et bien que le brame n’en soit qu’à ses prémices, Anthony a observé de nombreux marals. Ce qui prouve la belle densité de cerfs dans la région. Le comportement de ces animaux très furtifs et discrets a contraint à tirer à relativement longue distance. Soit respectivement à 225 m pour notre conteur et à 320 m pour son binôme.

Chevreuil de Sibérie : l’autre richesse du pays.

Comme le wapiti, le maral au brame émet à intervalles irréguliers. Le Kazakhstan est soumis à un climat continental avec des écarts de températures importants entre le jour et la nuit. En septembre, Anthony conseille de se munir de bons vêtements de pluie. Egalement des tenues chaudes pour la nuit et les heures crépusculaires, de type laines polaires. Un bonnet, des gants et des chaussures de montagne à semelles rigides complètent l’ensemble. Ainsi qu’un duvet chaud et une petite tente. N’oubliez pas les accessoires tels que couteau de poche, lampe frontale, jumelles, sac à dos… Concernant l’armement, privilégiez des calibres puissants et tendus type .300 ou 8×68. « Durant vos approches, monter les chevaux mis à votre disposition, qui sont très sûrs et très calmes, ne nécessite pas d’entraînement particulier », précise Anthony.

« Ce que j’ai d’abord apprécié, déclare Anthony, c’est cette formidable sensation d’isolement. Surtout ce sentiment d’être seul au monde au milieu de décors superbes. Le tout en étant à la poursuite d’un gibier emblématique : le plus grand et le plus majestueux de tous les cerfs ! »

Remerciements à La revue Nationale de la Chasse.

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